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Jeunes on tue le temps, puis c’est le temps qui nous tue
Endormis, à l’abris des dômes célestes
Laissons nos souvenirs pour toujours disparus
Et Profitons du temps qu’il nous reste

La marche du vertueux est semée d’embûches qui sont les entreprises égoistes que fait sans fin surgir l’oeuvre du mâlin.
Bénit soit-il l’homme de bonne volonté qui au nom de la charité se fait le berger des faibles dans la vallée d’ombre de la mort et des larmes.
Car il est le gardien de son frère, et la providence des enfants égarés.
J’abattrai alors le bras d’une terrible colère, d’une vengeance furieuse et effrayante sur les hordes impies qui pourchassent et réduisent à néant les brebis de dieu.
Et tu comprendras pourquoi mon nom est l’éternel, quand sur toi s’abattra la vengeance du tout-puissant!

Chapître premier, à l’attention de Kédah.

La Peur

Souviens-toi que l’intelligence est juste la faculté de comprendre. Comprendre ce monde est souhaitable, y consacrer sa vie est un noble objectif, mais ça n’est jamais complètement indispensable. Nous, être humain, sommes limités dans les moyens et dans les perceptions, et dans le temps. En l’état actuel de cette civilisation, je pense que nou ne pouvons tout comprendre; en revanche ce qui est indispensable c’est d’apprendre à vivre dans ce monde. Et je dis “Dans” ce monde, c’est parce que réellement nous en faisons partie.

La clé du bonheur n’est pas dans la pleine compréhension, qu’on ne peut atteindre; ni dans la jouissance extrême ou perpétuelle, que notre corps ne peut supporter; ni dans une religion, qui par la main des hommes transforme une bonne philosophie en une moins bonne vie; ni dans la parfaite connaissance de soi, qui est indissociable de la compréhension du monde; ni dans la drogue; ni dans les sports extrêmes; ni dans l’amour; ni dans l’argent; ni au service d’une cause juste; ni dans la mort.

Non, le bonheur est dans la contemplation, c’est-à-dire l’équilibre que l’on atteint quand on a compris comment vivre dans ce monde.

Et la seule chose qui empêche un être humain de vivre dans ce monde, ce n’est ni la guerre, ni la maladie, ni la faim, ni la mort, ni la souffrance. Non, le pire ennemi, le contraire du bonheur, c’est la peur.

Bien sûr si tu veux vivre dans la sociét, il te faudra savoir lire, écrire, compter, gérer l’argent, comprendre au moins sommairement le fonctionnement de tous les outils que tu auras à utiliser. Néanmoins, si ces choses engendre chez toi de la peur, tu devras alors pleinement (d’une façon globale) comprendre ce qui te fait peur; pour que cette peur disparaissent sitôt que tu en auras supprimé (dans ton esprit dans le monde) la cause.

Parfois tu seras tenter d’adopter une tenue, une façon d’être, de parler, qui ne te correspond pas, mais que tu jugeras nécessaire. En fait, que ce soit pour séduire une personne, ou te faire des amis, ou des relations, ou un travail, ou une équipe; réfléchis-y bien, et pose-toi ces questions : cela risque-t-il de compromettre mon bonheur ou ma vie? quelles seront les conséquences de ce changement? Est-ce vraiment indispensable? Est-ce que le but que je veux atteindre est-ce que les conséquences de ce changement (le choix) ne risquent pas de compromettre mon bonheur maintenant ou à un moment quelconque de ma vie?

À l’instant où j’écris ces lignes, j’ai 21 ans, et j’ai déjà fait bon nombre de choix qui m’ont paru bons sur le moment, et que je regrette un peu aujourd’hui; m’être mal conduit envers quelqu’un, avoir menti, avoir dis la vérité, etc… C’est pourquoi je voudrais que tu te poses encore une question : dans quelle mesure je pourrai revenir sur cette décision, sur cette action?

Le temps jamais ne retient ni ne presse son cours mesuré. Et tandis que tu nages dans ce fleuve tumultueux, que le courant te pousses ça-et-là, en vérité tu es seul à conduire et à observer ton parcours. En chaque instant, observe ce que tu fais et ce qui arrive, les causes et les conséquences, et agis au mieux, sans hésitations, mais sans remords.

Je te suggère de lire des ouvrages de philosophie, notament Bouddha, Khrisnamurti, Marc-Aurèle, Rousseau, Compte-Sponville.Pour les deux premiers, tu seras peut-être lassé ou intrigué. Mais leurs paroles sont véritablement les plus profondes et les plus proches de l’idéal que je te décris. Prend surtout bien le temps de réfléchir à ce tu lis, entends, vois et ressens. Sur le moment, le soir dans ton lit ou même plus tard.

Cherche à comprendre, mais n’ais pas peur de ne pas comprendre.

N’ais pas peur, combat la peur chez toi et tes semblables, réfléchi, dialogue, respire, prend le temps, oublie, recommence, améliore-toi, mais sans te fixer un idéal ou un objectif. Car finalement l’objectif, l’idéal, c’est d’être soi-même, en harmonie avec l’univers.

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